Grignotage ou compulsion alimentaire ?
Il y a une différence entre grignoter sans faim et vivre une vraie compulsion alimentaire. Dans la compulsion, on n’est plus face à un déclencheur ponctuel comme l’ennui, la fin de journée, un stress passager. On est face à quelque chose de plus profond : un symptôme, souvent lié à une mauvaise gestion des émotions.
Le cycle perdant-perdant
C’est ce que j’appelle le cycle perdant-perdant. D’un côté, si vous résistez, l’envie s’intensifie jusqu’à devenir difficile à ignorer. Au final vous craquez, et parfois en mangeant même davantage que si vous n’aviez pas résisté du tout. De l’autre côté, si vous craquez directement, vous perdez également — prise de poids, comportements compensatoires qui peuvent s’ajouter, atteinte à l’image de soi, à l’estime de soi, ou encore à la confiance en soi. Mais surtout cette culpabilité qui suit l’acte. Dans les deux cas, ce rituel de gestion des émotions a tendance à s’installer et à se répéter.
La compulsion alimentaire n’est pas un problème de volonté : elle remplit une fonction, même si cette solution finit par devenir coûteuse.
Une mauvaise solution
La compulsion alimentaire n’est pas un problème de volonté, c’est une « mauvaise » solution que l’on a mise en place pour gérer une émotion — stress, anxiété, vide, frustration — qui cherche une soupape. Et, faute d’un autre exutoire, cela passe par la nourriture.
C’est pourquoi travailler uniquement sur le comportement alimentaire ne suffit généralement pas à sortir durablement du cycle.
Quand ça dépasse la compulsion ponctuelle
Lorsque les compulsions s’accompagnent de comportements compensatoires (vomissements, jeûne compensatoire, exercice excessif) ou deviennent très fréquentes et incontrôlables, il peut s’agir d’un trouble du comportement alimentaire avéré — boulimie ou hyperphagie boulimique notamment. Dans ce cas, un accompagnement spécifique est nécessaire, en lien avec un suivi médical. Consultez rapidement votre médecin.
Ce que nous pouvons travailler
En séance d’hypnose, le travail porte sur les automatismes qui déclenchent la compulsion, mais aussi sur ce qu’elle vient réguler — les émotions sous-jacentes. Le coaching et la PNL viennent souvent compléter ce travail, pour ancrer de nouveaux repères au quotidien. Pour un travail plus structuré et durable sur les cycles alimentaires installés, il est souvent intéressant de s’orienter vers le protocole Équilibre, qui propose un accompagnement plus approfondi et spécifique.